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 Prochain départ [terminé]

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Christie-swan
~Quincy au grand coeur~
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MessageSujet: Prochain départ [terminé]   Sam 19 Avr - 23:12

Hambourg - Niflandring - Mardi 26 - 21 heures
Hermann rentrait chez lui, après unevictoire bien méritée. Il posa une main dans son cou et s'étira un peu. Le match avait été une partie de plaisir mais un peu rude tout de même. Mais le principal, c'était que son équipe avait gagné. Et puis, il avait joué du mieux qu'il pouvait. Il avait brillé pendant ce match pour montrer à Shaylee de quoi il était capable, et surtout pour lui faire comprendre que même sans elle, il continuerait de se battre du mieux qu'il pourrait. Le jeune allemand poussa la porte d'entrée et pénétra dans la bâtisse. C'était une chouette maison, à deux étages. Les Karltz avaient une très bonne situation. La mère, Katerina, était d'origine russe et elle était professeur de lettres dans une université d'Hambourg. Quant à Markus, son père, c'était un promoteur immobilier en Allemagne, tout comme le père de Shaylee. Sauf qu'il n'était pas aussi connu que ce dernier et il restait dans le cadre de l'Allemagne. Ces deux métiers permettaient aux Karltz d'avoir une vie assez aisée, pour le plus grand bonheur de leur fils unique. Mais Hermann était quelqu'un de sobre et de noble et il se fichait pas mal d'avoir de l'argent. Il avait ses amis depuis très longtemps et ils ne le lâcheraient pas pour une question de monnaie. Hermann déposa son sac de sport à l'entrée et referma la porte derrière lui.


"T'en as mis du temps cousin !

L'allemand redressa la tête à l'entente de la voix féminine. Il renifla alors l'air et sentait une bonne odeur de pizza. Il se dirigea alors vers la cuisine et mais il n'y avait personne. Encore moins le délicieux plat.

"Christie ?"
"Dans le salon Hermann !"


Le jeune homme s'y rendit alors et trouva sa jeune cousine vautrée dans le canapé. Pas vautrée mais elle était bien calée sur le sofa. Elle avait une belle chevelure rousse. A vu d'œil, et c'était difficile parce qu'elle était assise, Christie faisait environ un mètre soixante-cinq, pesait moins de cinquante kilos à première vue. Christina était plus jeune que son cousin, elle avait un peu plus de dix-sept ans. Pourquoi elle avait atterri ici ? Ce faisait un mois que sa mère était morte, des suites d'une blessure de Hollow. Les Karlz étaient sa seule famille et pourtant, Christina ne resterait pas longtemps. Hermann vint s'asseoir près d'elle.

"T'es vraiment sûre de vouloir partir ?"
"Hermann, crois-moi, ça me fait autant de mal à toi qu'à moi. Mais je ne peux pas rester éternellement ici."
"Pourquoi ? Tu n'es pas heureuse ?"
"J'ai besoin de me retrouver."


Des grognements provenaient de la télévision. Hermann redressa la tête pour regarder qui poussait de tels grommellements. Il vit alors un énorme loup sur ses deux pattes arrières, tout mouillé et qui se secouait pour se sécher un peu.

"C'est quoi ça ?"
"Van Helsing, avec Hugh Jackman et Kate Beckinsale …"
"Ah ouais … Jamais vu."
"Faut sortir mon vieux de temps en temps !"
"Mais c'est ce que je fais !"
"Pas assez à ce que je vois."
"Le football est plus important pour moi."
"Je sais, et je ne te demanderai jamais de faire passer autre chose avant ta passion."


Hermann était ainsi. Ce qu'il était le plus au monde, c'était le football et rien ne pouvait le détourner de ce chemin. Non, il n'y avait rien à faire. Certes, il accordait tout de même quelques moments d'attention à sa jeune cousine. Mais quand il le pouvait, il aimait bien l'emmener à ses entraînements, sans pour autant lui présenter tous ses coéquipiers. Non pas que Christina s'en fichait mais elle n'avait que très peu de points communs avec eux. Ils étaient tous des passionnés de football. Et quand Hermann faisait des soirées entre mecs, ils ne cessaient de parler football. Alors, Christina s'effaçait et le laissait faire. De toute manière, elle respectait sa passion pour ce sport. C'était important pour lui, très bien. Elle n'irait pas à son encontre. Elle n'irait pas dénigrer ce sport qui lui tenait tant à cœur. Car avant tout, une réelle fraternité existait entre son cousin et elle. Et Christina ferait tout pour préserver cette grande amitié, même si elle savait qu'elle serait acquise pour longtemps, puisqu'ils étaient liés par le sang.

Le jour suivant
Hermann était sur le terrain de football. Les ballons venaient d’être rangés. Il n’avait pas vu Karl de tout l’après-midi. Peut-être n’avait-il pas eu le courage de venir s’entraîner. Après tout, il venait de dire au revoir à sa copine, une fille qu’il aimait beaucoup et il n’avait très certainement pas la tête à cela. Hermann, lui, était doublement affecté. Il perdait, dans la même journée, Shaylee et Christina. Mais il savait qu’il garderait contact avec les deux jeunes filles. Hermann récupéra son sac et se dépêcha de rentrer chez lui. Il ne pouvait pas manqué le départ de sa jeune cousine. Oh que non, pour rien au monde il ne l’aurait raté. L’allemand poussa la porte et vit des valises sur le pas de la porte. Christina les avait descendues, très certainement avec l’aide de Markus ou bien Katerina. La jeune fille attendait. Katerina était présente. C'était une femme rousse, âgée d'une quarantaine d'années à peu près, quarante-deux ans pour être exacte, était dans le salon. Elle portait des vêtements assez sobres et peu extravagants. Au contraire, elle avait une jupe bleue marine qui lui arrivait au niveau des genoux et un chemisier blanc avec des petites fleurs. Elle arborait aussi un collier de perles grises.

"Ma chérie …" dit-elle en posant une de ses mains sur l'épaule de Christina.

Cette dernière se tourna vers sa tante, qui avait un triste visage tout de même.


"Merci de m'avoir gardé avec vous."
"Mais c'était tout naturel."


Katerina prit sa nièce dans ses bras et l'étreignit tout contre son cœur. Elle se retenait de pleurer car elle était très émue de ce départ. Après cette étreinte, la femme porta sa main droite sur sa bouche, pour éviter que les larmes ne se forment dans ses yeux. Mais cela n'avait pas réussi. La goutte perla sur sa joue. La porte s'ouvrit et Markus apparût. Il était en costume avec une cravate rouge. Il se devait d'être bien habillé. Après tout, il rencontrait de nombreux clients chaque jour et il ne pouvait pas paraître négligé.

"Je vais prendre tes bagages."
"Merci oncle Markus."


Il s'exécuta et Hermann descendit les escaliers rapidement. Il vit sa mère avec les yeux rouges. Il ne comprenait que trop ce sentiment. Mais Hermann était fort et il ne pleurerait pas, oh que non. Et puis, il savait qu'il ne pouvait pas la retenir indéfiniment en Allemagne. Après tout, ce n'était que sa cousine, et pas sa sœur. Et pourtant, il existait un tel lien entre les deux jeunes gens ! Il espérait tout simplement qu'elle ne l'oublie pas pour autant.

"Tu reviens nous voir quand tu veux. Tu seras toujours la bienvenue ici."
"Je sais."


Katerina étreignit une nouvelle fois sa nièce dans ses bras et elle soupira en même temps. Il était clair que ce départ lui déchirait le cœur. Mais rien ne se serrait produit si Sandra n'était pas morte dans d'étranges circonstances. Elle n'avait pas su le comment du pourquoi. Les médecins eux-mêmes ne savaient pas. Seule Christina savait ce qui c'était réellement passé et pour rien au monde, elle ne l'aurait ébruité. On l'aurait prise pour une folle … Ou un truc dans le genre. Katerina relâcha Christina et ce fut au tour d'Hermann de la prendre dans ses bras.

"Christie …
"Hermann, t'es le meilleur cousin qu'on puisse avoir."


Christina fronça un peu des sourcils. Une part d'elle-même voulait rester ici, avec ceux qu'elle aimait et qui l'aimait. Elle ne savait pas du tout ce qui allait l'attendre au Japon, à Karakura. Elle ne savait même pas comment elle retrouverait son ancienne maison … Elle ne savait même pas si elle était encore debout mais elle espérait. Cette étreinte chamboula un peu la jeune fille et des larmes coulèrent sur son visage. Ils se lâchèrent l'un l'autre et Christina plissa un peu des yeux. Elle se mordilla la lèvre inférieure, tout en essayant de décrocher un petit sourire. Mais c'était assez difficile. D'un revers de main, elle essuya ses larmes qui commençaient à se former au fond de ses yeux.

"Il est temps d'y aller, dit Markus en revenant dans la maison."

Ce dernier n'avait montré aucun signe de déception vis-à-vis de ce départ. Mais au fond de lui-même, cela lui faisait quelque chose. C'était comme s'il était en train de perdre la fille qu'il n'avait jamais eu. Mais il ne le montrait pas. Il ne voulait pas que sa femme se fasse encore plus de soucis ou bien que la jeune fille revienne sur sa décision. Après tout, elle devait vivre sa vie et faire les choix importants pour elle-même. Elle ne pouvait pas toujours être guidée ou bien conseillée. Elle devait apprendre à se débrouiller, même si Markus ne le voulait pas réellement. Non, il aurait préféré continuer à la choyer comme si elle était sa propre fille. Christina prit sa sacoche et Markus l'invita à descendre le perron. Hermann et sa mère allèrent sur le pas de la porte et virent la jeune fille qui s'éloignait, le regard empli d'émotions pour tous. Christina jeta un ultime regard vers la maison, tout en se tournant, et fit un signe de main avant de monter dans la voiture. Elle souffla un peu et Markus mit le contact. Un peu plus tard, à l'aéroport, dans la salle d'attente. Les bagages de Christina venaient d'être enregistrées. Elle n'avait plus que sa petite sacoche qu'elle allait garder avec elle dans l'avion. Markus se tourna vers la jeune fille.

"Tu nous manqueras."
"Vous aussi vous allez me manquer."


Tout comme les autres, l'homme la prit dans ses bras et il ferma les yeux. Il voulait garder en tête ce moment présent. Il ne voulait pas l’oublier, pour rien au monde. Après cette étreinte, Christina s'éloignait tranquillement vers les portes de l'embarcation. Elle ne savait plus si elle devait réellement partir. Elle les aimait beaucoup et ils s'étaient toujours bien comportés avec elle. Quand Sandra ne pouvait pas emmener sa fille avec elle, elle la laissait chez sa sœur. Elle avait fait cela de nombreuses fois, jugeant que Christina était trop petite. Elle soupira et posa une main contre son front. Non, elle devait partir. Markus la regardait s'éloigner lentement. Il aurait voulu lui crier de rester mais il ne le pouvait pas. Il baissa la tête et quand il la releva, Christina avait disparu. Elle n'était plus là.

"J'espère que tu reviendras … murmura-t-il."

Christina attendait à présent dans le hall d'embarquement qu'on lui annonce qu'elle pouvait prendre place dans l'avion. Elle ferait d'abord escale à Tokyo et prendre ensuite le train pour Karakura. Nombreuses de ses affaires arriveraient par bateau le jour suivant et un transporteur les amènerait jusqu'à son ancienne demeure au Japon. La maison avait été laissée à l'abandon pendant plus de treize ans et maintenant, elle allait de nouveau être habitée. Christina gardait avec elle un petit sac et elle s'assit sur une chaise. Elle soupira.

*Retour à la case départ maintenant ... Et retour aux origines ...*

Une personne héla son nom. On la cherchait, c'était sûr. Elle tourna la tête et vit un jeune homme qui regardait de droite à gauche, à presque s'en donner le tournis. Puis, son regard se posa sur la jeune fille. Il s'en approcha alors.

"Tu ne peux pas partir Christina ..." lui dit Genzô.

Il était essouflé. Il avait dû courir pour arriver jusque là.


"Je ne peux pas rester non plus."
"C'est à cause de ta mère ? Mais nous sommes là, nous."
"Ce n'est pas ça Genzô ... J'ai pris ma décision."
"Mais, et Karl ? Tu penses à lui ?"
"Justement, oui. C'est en partie à cause de lui si je m'en vais."
"Comment ça ?!"
s'exclama Genzô.

Il semblait ne pas comprendre.


"Je l'ai écouté l'autre jour, avant le match ... Et j'ai clairement compris que ça ne durerait pas nous deux."

Genzô baissa la tête et s'assit. Son air avait changé.

"Tu comprends maintenant ?"
"Mais qu'est-ce que tu vas faire ?"
"Ne m'en veux pas mais c'est personnel."


Il releva la tête et la regarda.

"Et tu reviendras ?"
"Je n'en ai aucune idée."


Une annonce fut passée, disant que l'embarquement venait de commencer pour le vol en direction de Tokyo. Christina se leva.

"J'suis très contente d'avoir fait ta connaissance Genzô. Et j'espère qu'on se reverra."

Il se leva à son tour et la serra dans ses bras. Ils étaient pratiquement tous les deux sur le point de verser quelques larmes mais aucune ne perla sur leur visage.

"Tu diras aux autres que je leur souhaite bonne chance pour le tournoi international."
"Je n'y manquerai pas."


Puis, Genzô la lâcha. Elle recula, lui fit un signe et partit, sans se retourner. Genzô était triste. Christina avait toujours été là pour lui, c'était comme sa confidente et comme la soeur qu'il n'avait jamais eu.

*Quel crétin ...* pensa-t-il.

Il avait mille et une raisons de lui demander de rester mais il ne le fit pas. Il respectait son choix, même si cela lui faisait mal.

_________________


Dernière édition par Christina Ashitaka le Dim 20 Avr - 12:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Prochain départ [terminé]   Dim 20 Avr - 12:07

Un peu plus tard, la jeune fille était assise dans l'avion. Elle se tenait la tête, comme si elle avait un mal de crâne pas possible. Sauf que ce n'était pas le cas. Il lui restait un peu de temps devant elle avant que l'avion ne quitte le tarmac. Elle pouvait encore faire demi-tour si elle le voulait réellement. Elle pesait encore le pour et le contre. À côté d'elle était assis un jeune homme d'un mètre quatre-vingt, assez bien constitué et musclé, et joli garçon tout de même. Il était du goût de la jeune fille. Il avait les yeux bleus et les cheveux châtain foncés. Il portait un collier avec un symbole japonais autour du cou et un anneau à l'un de ses doigts. Il avait un peu plus de vingt ans. Il faisait une triste mine. Christina l'avait remarquée.

"Vous allez bien ?" lui demanda-t-elle en anglais.

Il se tourna vers la jeune fille et ses yeux s'ouvrirent en grand. Apparemment, il était sous le charme de Christina, comme s’il venait d’être frappé par un coup de foudre. Sa peur semblait s'être évanouie par la même occasion. Mais ce qui l’étonnait le plus surtout, c’était que la jeune fille venait de lui parler en anglais. Son visage se crispa à nouveau lorsqu'une turbulence se fit ressentir.


"Qu'est-ce que c'était ?" demanda-t-il affolé et en regardant à droite et à gauche.
"C'est juste le pilote qui met les gaz pour qu'on décolle."
"Ah …"


Mais cela ne semblait pas rassurer le jeune homme. Ses mains tenaient fermement les sièges. Christina avait envie de lui dire maintes sottises à propos des avions mais elle se retenait de le faire. Elle le sentait capable de faire un esclandre et d'affoler tout le monde. Et au final, tout lui retomberait dessus. Non, ce n'était pas une bonne idée de le tourmenter plus, même s’il avait de quoi s’inquiéter. Les avions étaient pourtant des moyens de transports sûrs mais parfois, s’ils étaient pris dans des turbulences ou bien dans un orage, des catastrophes pouvaient souvenir, comme le crash de l’avion, un moteur qui s’enflamme, les instruments de navigation qui déroutent l’appareil …

"Je présume que vous ne prenez pas souvent l'avion …"
"Nan, je déteste ça en fait …"


Christina se mit à sourire, sans que le jeune homme ne la voie. Pourquoi avait-il donc pris l’avion s’il les détestait ?

"Et comment avez-vous fait pour venir à Hambourg ?"
"Qui vous dit que je ne suis pas d'ici ?"
"Le fait que vous ne parlez pas un traître mot en allemand."


Il hocha de la tête pour acquiescer.

"Ouais, c'est vrai. J'ai fait l'aller en bateau mais c'était un peu trop long pour retenter l'expérience."

Des petits voyants s'allumèrent pour signaler aux passagers qu'ils devaient attacher leur ceinture. L'homme sursauta un peu à cause du bruit qu'ils avaient fait. Vraiment, le moindre bruit lui faisait peur ! C’était incroyable !

"Est-ce à cause d'une urgence ?"
"De quoi ?"
"Pour ne pas avoir repris le bateau …"
"Ouais … Je suis attendu et j'aurais déjà dû prendre ce fichu vol hier. Mais je suis descendu avant que l'avion ne parte."


Christina se mit à sourire. Elle était dans la même situation que lui hier. Elle se demandait encore si elle devait rester ou bien descendre aussi avant l’envol. Mais c’était pratiquement trop tard. Il lui restait à peine quelques minutes de réflexion.

"Et pourquoi vous êtes parti aujourd'hui ?"
"La compagnie y est meilleure qu'hier, dit-il avec un faux sourire."


Christina commençait à comprendre qu'il avait un faible pour elle. La jeune fille faisait souvent cet effet là, sauf que le jeune homme était vraisemblablement un peu plus vieux qu'elle. Et une quelconque relation entre eux deux serait mal vu. Il serait très certainement accusé de détournement de mineure ! Il était vrai que c'était trompeur. Christina n'avait pas le visage d'une adolescente de dix-sept ans. Elle faisait un peu plus vieille mais pas trop non plus. L'avion décolla enfin et les passagers purent défaire leur ceinture.

"C'est quoi ton nom ?" demanda-t-il.

Le jeune homme avait pris un peu plus d’assurance. Il venait de passer au stade supérieur en la tutoyant. Mais cela ne gênait pas vraiment l’adolescente. Non, bien au contraire.


"Christina …"
"C'est très joli. Moi, c'est Dean."
dit-il en levant le coude vers le haut et en lui tendant la main.

Christina sourit et lui serra la main. Après tout, c'était ce qu'il attendait et elle n'allait pas le faire lambiner plus longtemps. Dean allait lui demander autre chose quand une turbulence se fit à nouveau sentir. Il s'accrocha à la coudière en la serrant très fort. Sauf que ce n'était pas une coudière.


"Dean, tu peux me lâcher ?"

Ce dernier baissa la tête et vit qu'il lui tenait fermement le bras.

"Oh, je suis désolé ... Vraiment !"

Il la lâcha donc. Elle avait des traces de doigts autour du membre.

"Je ne t'ai pas fait mal j'espère."
"Non, j'ai connu pire. Ne t'inquiète pas."
"Mais pourquoi ça fait ça ?"
"Les turbulences ? Je ne sais pas. Je ne me suis jamais posée la question."
"Et bien moi, je me le demande."
"Respire un bon coup. Tu verras, ça ira mieux."


L'inquiétude grandissait sur le visage de Dean. Le pauvre, pensait Christina. Il n'avait vraiment pas de chance. Mais c'était assez amusant.

"Au fait, je voulais te demander …"
"Quoi donc ?"
demanda la jeune fille en se tournant vers son interlocuteur.
"Tu as quel âge ?"

Dean sortait le grand jeu. Pour oublier sa phobie, il semblait vouloir tout savoir de la jeune fille. Mais il allait être extrêmement déçu. Quoi que, il était mignon tout de même et cela n'allait pas la déranger de mentir sur son âge s'il y avait une possibilité de relation. Mais devait-elle vraiment le faire ? Et puis surtout, allait-elle le revoir un jour ? C'était très improbable. Et puis au fond d'elle-même, elle savait que mentir n'était pas la meilleure chose à faire. Ce n'était pas de cette manière qu'on l'avait éduqué.

"Tu vas être déçu."
"Pourquoi cela ?"
"J'ai dix-sept ans."


Dean se tourna vers la jeune fille, la regardant bizarrement. Il était plus qu'étonné, c'était certain.

"Mais … Tu fais …"
"Je sais … Ça étonne beaucoup de gens …"
"Je peux quand même avoir ton numéro ? Pour quand tu seras majeure."
"Tu es comme ça avec toutes les filles ou bien …"
"Seulement avec les jolies filles."


Elle hocha de la tête. Cela ne l'étonnait pas vraiment. Il devait avoir un tempérament de galopeur, sans aucun doute. Depuis qu'ils parlaient et qu'ils étaient en vol, Dean s'était, comment dire, un peu calmé. Il était moins agité qu'auparavant. Peut-être était-ce grâce à la présence de l'adolescente. Mieux valait-il qu'il ne soit pas nerveux. Dans le cas contraire, le vol aurait été plus qu'ennuyeux. Christina avait sa tête bien calée dans le fauteuil, le regard, semblait-il, plus que perdu. Elle pensait à tous les bons moments qu'elle avait passé à Hambourg. Et elle se demandait vraiment si elle avait bien fait de quitter tout cela. Elle se revoyait avec son cousin, un peu plus jeune, dans la voiture. Ils partaient en vacances. Hermann et Christina n'arrêtaient pas de se chamailler à l'arrière. Enfin, c'était plutôt elle qui l'embêtait mais cela ne dérangeait en rien le pauvre Hermann. Ça avait été comme cela durant toutes ces années, jamais il ne lui avait rien dit. Jamais il ne lui avait fait ressentir qu'elle n'était pas la bienvenue parmi eux. Un autre que lui aurait très certainement fait comprendre qu'elle n'avait rien à faire ici. Mais ce n'était pas le cas. Hermann était heureux. Comme il était fils unique, il avait toujours voulu avoir un petit frère ou une petite sœur et l'arrivée de sa cousine dans sa famille avait comblé son souhait, et le souhait de ses parents aussi. Et cela même si par le passé elle avait pu être un diable ambulant. Christina se mit à sourire et elle se tourna vers Dean. Elle remarqua qu'il dormait, la bouche ouverte. Il s'était vraiment calmé, c'était bien.


Quelques heures après. Christina était arrivée au Japon. Elle était descendue de l'avion, avait récupéré ses bagages et maintenant, elle attendait son train. Elle était debout, le voyage avait été long et elle savait qu'elle devrait encore rester une heure assise. Son téléphone vibra. Elle regarda le nom qui s'affichait et elle décrocha.

"Genzô ! Quel plaisir ! Que me veux-tu ?"
"Ce n'est pas Wakabayashi."


Elle reconnut tout de suite la voix de son interlocuteur.

"Karl ? Tu piques le portable des autres maintenant ?"
"Si j'avais appelé avec le mien, tu n'aurais pas répondu."


Il est vrai qu'il marquait un point. Mais Christina n'avait toujours pas envie de discuter avec lui.

"Je n'ai pas le temps maintenant."
"S'il te plaît Christina ! Ne raccroche pas ! Il faut qu'on parle."
"Y'a rien à dire ..."
"Si ... Genzô m'a raconté pourquoi tu es partie. Il faut au moins que je t'explique ..."


Il faisait tout pour la convaincre mais Christina se laissait difficilement persuader.

"Écoute, je ne veux pas en parler maintenant ..."
"Christina, non, s'il te plaît ..."
"Salut ..."
dit-elle en lui coupant la parole.

Elle raccrocha et le téléphone se remit aussitôt à sonner. Mais c'était toujours le même numéro. Elle le laissa alors vibrer. Cela lui faisait mal au coeur de le faire mais c'était nécessaire. Christina devait prendre du recul sur cette affaire. Et elle ne pouvait pas le laisser lui parler. Pas pour le moment. C'était encore trop tôt pour elle.

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MessageSujet: Re: Prochain départ [terminé]   Dim 20 Avr - 12:07

A Hambourg, Karl insistait mais il n'avait aucune réponse, aucun retour.

"Ce n'est pas la peine." lui dit Genzô. "Laisse-lui du temps."
"Mais si je ne lui donne pas d'explication ..."
"J'essayerai de la convaincre de te laisser lui parler."


L'allemand regardait d'un mauvais oeil Genzô.

"Oui, toi elle t'écoute et pas moi."
"Attends, qu'est-ce que tu insinues là ?"
s'exclama Genzô.

Il n'avait pas trop compris à quoi Karl faisait allusion. Insinuait-il, sans vraiment le vouloir, que dès que Genzô demandait quelque chose à Christina, cette dernière le faisait ? C'était plus que faux, puisque Christina était restée près de quatre ans avec Karl, au grand dam de Genzô.


"Oublie ça, tu veux."

Karl laissa le portable sur le petit meuble en bois d'acajou. Il s'apprêtait à repartir quand Genzô le retint par le bras.

"Je veux une explication moi ... Christina ne veut pas t'écouter pour le moment, c'est son choix mais moi, je veux savoir ce que tu as derrière la tête."
"Tu me fous la paix !"
s'exclama Karl en se dégageant violemment de l'étreinte de Genzô.

L'allemand semblait plus qu'en colère. Qu'est-ce qui lui passait donc par la tête ? Pensait-il que Christina avait plus d'estime pour Genzô que pour lui ? Comment pendant tout ce temps pouvait-il savoir si la jeune fille avait été sincère ou pas ? Ce n'était pas Karl qu'elle avait vu juste avant son départ mais bien Genzô.

A la gare, le train venait d'arriver. Christina embarqua donc. C'était un train assez spacieux. Quand elle entra dans son compartiment, elle remarqua que les sièges semblaient très confortables. Et puis, les vitres étaient très grandes. Le compartiment avait beaucoup de places pour ranger les bagages. C'était un avantage. Après avoir rangé ses valises, Christina s'assit, la tête appuyée contre la vitre. Elle resta là, pensive un moment. Le paysage défilait devant ses yeux. C'étaient surtout de verts pâturages. Christina était contente d'en voir. Elle aimait bien la campagne, même si elle n'y avait jamais vraiment vécu. Nouvelle vibration. Cette fois-ci, c'était un message. Elle appuya sur le bouton OK pour le lire. C'était encore Karl.


"Il se fiche de moi ou quoi ?!"

Enfin, il avait arrêté de l'appeler mais maintenant, il allait la harceler de messages, jusqu'à ce qu'il en ait marre. Le train s'arrêta en garde. Ce n'était pas encore celle de Karakura.

"Cinq minutes d'arrêt."

Une personne ouvrit la porte du compartiment. Christina releva la tête et vit trois hommes. Ils n'avaient pas de bagages et portaient tous les trois de longues toges ocres, comme celles des moines. Et apparemment, c'en étaient. Le premier était de taille moyenne, le visage fin, assez mignon aussi. Il avait les yeux verts et était blond. Il devait avoir entre 20 et 30 ans mais quant à savoir l'âge exact, c'était autre chose. Le second était plus petit et un peu plus rondouillet. Il avait les cheveux châtains courts, le visage rond et les yeux marron. Il tenait une glace au citron aussi dans sa main droite. Quand au dernier, c'était de loin le plus grand et le plus vieux des trois. C'était très certainement dû au fait de ses cheveux gris tirant vers le blanc. Il avait de petits yeux marron.

"Veuillez nous excuser mais ces places sont-elles libres ?" demanda le joli garçon en anglais.
"Mais bien sûr."

Ils firent donc un pas vers l'avant et prirent une place. L'homme qui avait parlé s'était assis en face de Christina. Pratique, elle avait vu sur lui comme ça. Le plus vieux remarqua que Christina était, comme qui dirait, plus que contrariée.

"Vous ne vous sentez pas bien ?"

Christina releva la tête, étonnée, à l'entente du moine.


"Oh non. C'est juste une petite contrariété. Mais dites-moi, vous n'êtes pas japonais."
"Non, en effet."
répondit le petit moine rondouillet.
"Si ce n'est pas trop indiscret, que font trois moines dans notre région ?"
"Un séminaire dans une petite ville au nord de Karakura, je crois que c'est le nom."
répondit le charmant garçon.

Puis, ils en virent à se présenter. Le joli garçon au regard ténébreux se prénommait Lasko. Le moine un peu enveloppé était le frère Gladius et l'autre, le frère Matthew. Le contrôleur entra pour les billets. Il avait un képi bleu et un costume bleu, cravate rouge, une moustache noire et de sombres yeux.
Christina se leva et il y eut une déflagration vers l'avant. Lasko retint Christina pour éviter qu'elle ne percute un des rebords. Leurs visages étaient très proches de l'un et l'autre.


"Ca va aller ?"
"Oui, pas de problème."


Christina se redressa alors et Lasko se leva.

"J'ai l'impression qu'il y a un gros problème." annonça-t-il.
"Non, sans blague ? J'aurais pas deviné !"

Ils sortirent du compartiment. Les voyageurs commençaient à s'affoler. Il y avait eu effectivement un problème et la locomotive avait soi-disant explosé. Le mécanisme de freinage s'activa et les autres wagons non touchés s'arrêtèrent sur la voie.

"Ils enverront une autre locomotive pour nous remorquer."

"Oui mais dans combien de temps ?"


Telle était la question. Le contrôleur demanda aux passagers de se rassembler à l'extérieur afin qu'il puisse faire une annonce, dans le calme. Mais ça, c'était pas gagné.

"Écoutez-moi ! J'ai contacté le chef des opérations à Karakura. Une locomotive devrait arriver dans dix minutes."

Il y eut des ah et des oh. Dix minutes. Cela voulait dire qu'ils n'étaient pas loin de la ville mais au moins un bon 45 min à pied.

"Tous les éléments se dressent contre moi."
"Plaît-il ?"
"Oui ... Il ne manque plus que la pluie et ça sera le bouquet."
"Pourquoi dites-vous cela ?"
"Pour rien ... J'aime penser à voix haute."


Christina s'assit sur une barrière, non loin de là.

"Hé, Lasko ! Il faut que tu viennes !" lui cria Gladius.
"Si vous voulez bien m'excuser."


Elle lui fit un signe de tête et le jeune homme s'éloigna donc. La jeune Quincy ressentit quelque chose qui était dans les environs. Un Hollow ? Ca en avait bien l'air dans tous les cas. Christina s'éclipsa lentement pour aller voir. Elle n'espérait que cela ne prendrait pas trop de temps. Elle ne voulait en aucun cas rater le train.

La jeune fille poussa une branche mais il n'y avait plus rien. Et plus une trace du Reiatsu en plus. C'était plus qu'étrange et très anormal. Un Reiatsu qui apparaissait et disparaissait de la sorte ... Christina ne comprenait pas. Mais peut-être était-ce l'oeuvre d'un Shinigami qui avait déjà tué le Hollow ? Non ... Elle aurait senti le deuxième Reiatsu.


"C'est étrange ..."

Quand elle était en Allemagne, c'était différent. La trace de Reiatsu disparaissait dès que Sandra ou Christina tuait le Hollow en question. La jeune fille sortit donc du petit boisé, en poussant quelques feuillages. Au loin, on pouvait entendre la locomotive qui était sur le point d'arriver. Mais Lasko n'était plus là ... Et elle ne le voyait pas. Et puis soudain, un bruit sourd se fit entendre. C'était la locomotive qui arrivait.

"Ah ! Enfin ! Je vais pouvoir atteindre Karakura ! C'est pas trop tôt !"

Ce n'était pas qu'elle était pressée de rejoindre la ville. Si ce n'avait été que d'elle, elle ne serait jamais partie ... Mais la mort de sa mère et sa rupture avec Karl avaient quelque peu précipité son départ. Elle partait en inconnu, sans s'être préalablement renseignée ... Elle savait juste que son ancienne maison était toujours debout. Les mécaniciens accrochèrent la locomotive aux autres wagons.

"En voiture ! Nous allons bientôt repartir !"

Une dizaine de minutes plus tard, Christina arrivait à la gare. Elle récupéra ses bagages et appela un taxi.

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